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Le paysage de l’Université de Montréal se verdit

par UdM Nouvelles, 24 mai 2013

L’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE), le Forum Jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM) et la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal ont dévoilé jeudi huit projets qui verdiront les paysages urbains des institutions post-secondaires de Montréal.

Ces nouveaux projets de végétalisation et d’agriculture urbaine bénéficieront de l’expertise et du soutien financier du programme Communautés collégiales et universitaires pour des campus écodurables, coordonné par l’AQPERE.

En 2012-2013, l’AQPERE a financé 2 nouveaux projets qui portent sur l’agriculture urbaine et le verdissement à l’Université de Montréal. Le projet P.A.U.S.E. (Production agricole urbaine soutenable et écologique) diversifiera et élargira la portée de ses activités par le développement de volets d’apiculture, de mycoculture et d’arboriculture, qui permettront notamment de verdir ses toits et d’aborder la production maraîchère en bac d’une manière écosystémique.

Le financement de l’AQPERE a notamment permis à l’UdeM d’embaucher un responsable des activités agricoles, qui aide notre conseiller en biodiversité à superviser les 7 jardins répartis sur le campus de la montagne ainsi qu’à subvenir à une partie des besoins matériels. « Ces projets ont suscité un engouement sans précédent : plus d’une centaine de personnes se sont inscrites comme bénévoles, rapporte Stéphane Béranger, coordonateur du développement durable à l’UdeM. Les premières activités de semences et d’installation des bacs ont été de véritables succès. »

Le projet PAUSE UdeM en est déjà à sa 3e année. Cette initiative étudiante, soutenue depuis le début par le Fonds d’amélioration de la vie étudiante (FAVE) de l’UdeM, comporte un volet apiculture lequel, l’an dernier, a permis de produire 180kg de miel grâce à 9 ruches et quelque 270 000 abeilles. Un autre volet, potager, a produit plusieurs variétés de légumes ancestraux « oubliés » à l’aide de bacs à réserve d’eau. S’ajoutent finalement un volet éducatif, avec l’accueil des jeunes des camps d’été UdeM et de ceux des amis de la montagne. [...]

Cette année, une houblonnerie est venue enrichir nos installations universitaires. Elle est campée sur un stationnement asphalté et contribue à apporter un peu de fraîcheur. Cette houblonnerie est cultivée dans une dizaine de bacs à réserve d’eau reliés entre eux par des pergolas permettant d’y faire grimper des plantes.

« La mobilisation étudiante en faveur du verdissement et de l’agriculture urbaine ouvre de nouvelles portes dans la mise en pratique des valeurs du développement durable. En soutenant les projets étudiants des institutions post-secondaires montréalaises, le programme Communautés collégiales et universitaires pour des campus écodurables contribue au développement d’une culture écocitoyenne et à l’amélioration de la gestion écologique des campus », affirme Pierre Fardeau, directeur général de l’AQPERE.

Voici les autres projets réalisés dans les établissements collégiaux et universitaires de Montréal qui permettront d’allier éducation environnementale et verdissement en milieu urbain :

  • L’Éco-lab du Collège André-Grasset permettra aux étudiants de prendre part à un projet d’agriculture urbaine et de développer un savoir-faire en matière de jardinage ainsi qu’un esprit critique par rapport à la consommation et à la sécurité alimentaire.
  • Au Collège Dawson, les jardins sur les toits se transformeront en lieu d’expérimentation, de découvertes et d’apprentissages à partir desquels un modèle pédagogique d’agriculture urbaine au collégial sera développé.
  • Au Cégep du Vieux-Montréal, le projet des jardins-terrasses atteindra la triple visée d’accueillir des activités pédagogiques, de favoriser l’engagement et l’entraide auprès des étudiants et de transformer un espace vacant en espace productif et purificateur.
  • Un sentier de la biodiversité au Cégep Marie-Victorin permettra la création de dix zones de plantation distinctes dont trois dédiées à l’agriculture urbaine et une assurant le lien entre le campus principal et le Parc-nature du Ruisseau-de-Montigny.
  • Le Collège Ahuntsic se lance quant à lui dans l’installation de ruches afin de favoriser la pollinisation des plantes à fleurs du toit vert de l’institution et des espaces verts à proximité.
  • Enfin, l’Université Concordia poursuit son projet City Farm School, une initiative visant à développer une expertise et des partenariats en agriculture urbaine sur l’île de Montréal afin de soutenir et former de futurs leaders du mouvement émergent de l’agriculture urbaine.

Source : Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPÈRE)

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A Montréal, les jardins autonomes squattent les toits

par SOPHIE CHAPELLE, bastamag.net, 29 juin 2010

À Montréal, les habitants investissent les toits bétonnés pour construire des serres, faire pousser des plantes potagères, tropicales ou médicinales. Une effervescence qui permet de développer des projets sociaux, éducatifs ou scientifiques, et de se réapproprier l’espace urbain. Petite visite guidée dans ce nouveau monde vert.

Douzième étage. Une affiche indique la direction du « projet Greenhouse ». Une volée de marches à gravir et l’on débouche sur un petit paradis vert au milieu de la ville, une serre posée sur les toits de l’université de Concordia à Montréal. Arlène y jardine. Passionnée par ce projet, elle nous promène le long du jardin suspendu, divisé en plusieurs carrés. L’un est réservé aux plantes tropicales, un autre aux plantes aquatiques et à l’écologie forestière. L’espace dans lequel Arlène s’est beaucoup investie ces dernières semaines est quasiment vide. Et pour cause : « Nous avons produit ici 15.000 plants de semis, qui ont été distribués dans plus d’une trentaine de jardins, explique t-elle. Des jardins cultivés par des familles, des personnes âgées, des étudiants, qui durant tout l’été vont en récolter les fruits. »

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Les toits verts poussent peu à Montréal

par MATHIAS MARCHAL, Métro, 9 septembre 2012

Le toit vert des condos du Unity-2 à gauche, le toit végétalisé d’Ivanhoé-Cambridge en bas au centre et le toit vert du Palais des congrès en haut à droite Photo: Denis Beaumont (Métro) Source: www.journalmetro.com

Le toit vert des condos du Unity-2 à gauche, le toit végétalisé d’Ivanhoé-Cambridge en bas au centre et le toit vert du Palais des congrès en haut à droite
Photo: Denis Beaumont (Métro)
Source: www.journalmetro.com

Même s’ils remportent un succès d’estime, les toits verts sont loin de se multiplier à Montréal, pourtant le royaume des toits plats. Décryptage.

Réchauffement climatique aidant, les toits verts obtiennent une certaine visibilité médiatique depuis quelques années. Grâce à leur capacité à réduire la facture de climatisation des appartements, à éviter les îlots de chaleur urbains et à retenir l’eau de pluie pour limiter les débordements d’égouts, ils ont plutôt bonne réputation.

Pourtant, mis à part quel­ques projets sur des bâtiments municipaux, des universités ou sur une partie du Palais des congrès, les toits verts sont loin de se multiplier. On n’en compterait qu’une douzaine au centre-ville et dans le Vieux-Montréal, d’après l’évaluation d’Owen Rose, architecte chez atelier Tautem, qui compte six toits verts à son actif.

«Mon rêve, ce serait d’atterrir en voyant un gigantesque champ de fraises et de découvrir qu’en dessous, il y a la ville de Montréal», lance l’architecte, qui aimerait que la ville s’inspire de Stuttgart. Dans cette ville allemande, les toits verts se sont généralisés grâce à une réglementation qui pousse à utiliser cette technologie au cours de la construction de nouveaux bâtiments ou de la réfection des toits.

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Compte rendu de visite: Fermes Lufa Farms

par SABRI BENDIMERAD, 16 mars 2013

Les Fermes Lufa, intérieur d'une serre Photo: Sabri Bendimérad

Les Fermes Lufa, intérieur d’une serre
Photo: Sabri Bendimérad

Visite des Fermes Lufa à Montréal, Mars 2013
Participants: Alena Prochazka et Sabri Bendimérad

Galerie de photo

Les Fermes Lufa proposent des paniers hebdomadaires d’assortiments de légumes saisonniers pour des particuliers ou des collectivités, produits dans des serres sur les toits d’un immeuble commercial d’une surface de 31000 pieds carrés. Elles se trouvent dans un quartier d’entrepôts et de grands bâtiments logistiques à Montréal. On y trouve aussi bien du commerce de gros de fruits et légumes que de la vente de meubles de salon kitch… Le quartier est une enclave bordée par un grand boulevard. Le stationnement des véhicules occupe l’espace vide laissé entre les bâtiments. Ceux-ci sont en béton préfabriqués ou en brique. Le réseau électrique est visible comme dans n’importe quelle zone industrielle d’Amérique du Nord On cherche l’entrée. Sur le côté, en face de la rue ou sur le boulevard ? L’occasion de voir les serres sous tous les angles. De l’extérieur, celles-ci coiffent le bâtiment de brique, rappelant les logements construits pour la cité manifeste de Mulhouse par Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal. Les plaques des sociétés s’affichent sans distinction typographique : au 2ème étage, se situent les Lufa Farms, inc. ! Un escalier mène à un étage où l’on trouve l’accueil, le conditionnement et l’expédition ainsi que des bureaux dans une grande salle où des cagettes vides font office de décor. La visite est impromptue mais nous sommes accueillis par une personne qui nous conduit aux serres.

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Ville-Marie: ménage dans les règles d’urbanisme

par MAXIME BERGERON, La Presse, 5 février 2013

L’arrondissement de Ville-Marie gèle en partie l’attribution des permis de construction jusqu’à la fin du mois de mars, le temps de finir le ménage dans ses règles d’urbanisme kafkaïennes.

Le conseil de cet arrondissement, qui englobe le centre-ville et le Vieux-Montréal, a adopté hier en première lecture un projet omnibus modifiant plus de 600 articles du règlement d’urbanisme. Les changements touchent une foule de sujets, du zonage à la hauteur des immeubles, en passant par l’agriculture urbaine.

Toutes les nouvelles toitures devront être écologiques. Il pourra notamment s’agir de toits «blancs» ou végétaux.

«Le règlement actuel existe depuis 20 ans et il avait clairement besoin d’être modernisé», a résumé à La Presse Affaires Bruno Collin, chef d’équipe à la division d’urbanisme, après la tenue du conseil.

Selon les règles actuelles, il existe quatre familles d’utilisation du territoire: résidentielle, commerciale, industrielle et institutionnelle. Celles-ci sont divisées en 53 catégories, qui sont ensuite subdivisées en 118 types de zones. C’est autant que dans les cinq arrondissements de New York réunis, et ce, pour le seul arrondissement de Ville-Marie!

«En plus d’être très rigide, cette approche complexifie énormément le règlement et le rend pratiquement incompréhensible pour les usagers, souligne un sommaire décisionnel publié hier. Par exemple, le propriétaire d’un bâtiment situé au coin des rues Wellington et Prince doit se référer à six listes différentes uniquement pour identifier les usages permis sur sa propriété.»

La cartographie actuelle de Ville-Marie est si compliquée qu’on ne peut la lire à une échelle inférieure à 1: 5000. Il faut consulter la carte sur deux feuillets de 30 po sur 25 po au minimum, et les erreurs d’interprétation sont fréquentes.

Bruno Collin et son équipe ont travaillé pendant huit mois à simplifier cette structure d’organisation du territoire. Ils sont partis du principe de la mixité des usages, ce qui leur a permis de réduire de 118 à 27 les types de zones. La nouvelle carte de l’arrondissement est lisible sur une feuille de 11 po sur 17 po, se réjouit-on.

Le projet de règlement d’urbanisme sera soumis à une série de consultations et de présentations au cours des prochaines semaines. D’ici à son adoption finale, prévue le 25 mars, un gel partiel de l’attribution des permis de construction et d’occupation a été décrété.

L’arrondissement estime que de 10% à 20% des demandes de permis seront touchées par le gel.

En plus de simplifier la structure d’attribution des permis, le nouveau règlement d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie propose une trentaine de nouvelles dispositions. En voici cinq:

  • Les nouvelles constructions devront inclure davantage de stationnements pour vélos, et ceux-ci devront être facilement accessibles.
  • Toutes les nouvelles toitures devront être écologiques. Il pourra notamment s’agir de toits «blancs» ou végétaux.
  • L’implantation de jardins communautaires, de parcs et d’écoles sera permise partout sur le territoire de l’arrondissement.
  • L’insonorisation des nouvelles constructions résidentielles devra être accrue dans les zones bruyantes.
  • Des stationnements pour les petites voitures seront créés.

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